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RGPD : Ciblage publicitaire et contrôle de la CNIL

09 Nov 2018
RGPD et CNIL - Ciblage publicitaire et contrôle - Données personnelles et publicité - PCS Avocat

RGPD et CNIL – Ciblage publicitaire et contrôle – Données personnelles et publicité – PCS Avocat

 

Après les sociétés Fidzup, Teemo et Singlesport, sociétés spécialisées dans le ciblage publicitaire via l’utilisation de « trackers », c’est au tour de la start-up Vectaury de faire l’objet d’un contrôle de la CNIL. Cette dernière a le 9 novembre 2018  mis en demeure Vectaury, lui reprochant d’exploiter des données d’utilisateurs de smartphones sans accord clair de ces derniers.

RGPD & CNIL : L’analyse de vos données pour une publicité ciblée

De très nombreuses applications mobiles comprennent de façon invisible des analyseurs de données permettant de lier l’activité en ligne et hors ligne des utilisateurs. L’usage de ce type d’application est relativement varié permettant d’obtenir des informations sur le nombre d’audience de l’application, la manière dont l’utilisateur use de l’application, etc.

Ces trackers permettent également de proposer des publicités ou compiler plusieurs données comme l’activité en ligne, les déplacements géographiques et les applications utilisées pour affiner la connaissance de l’utilisateur.

Météo France, le Monde, Allociné, la Caisse d’épargne sont autant d’exemples de la quasi-totalité des sociétés analysant via leur application les pages visitées dans l’application, leur enchainement, le temps passé sur chacune, l’adresse IP connectée, etc. La CNIL a publié un document pédagogique permettant d’expliquer les implications pour les internautes de telles pratiques et les dangers associés.

Données personnelles : Un consentement obligatoire

Rappelé par la CNIL, les sociétés exploitant ce type de logiciels sont tenues d’indiquer clairement le contenu des informations collectées et recueillir le consentement de leurs utilisateurs. Cette mise en demeure met en lumière les réponses graduées de la CNIL, proposant à Vectaury un délai de trois mois pour se mettre en conformité dans le recueil des consentements et la suppression des données indument collectées faute de quoi une sanction pourra être prononcée.