Marseille et Big Data : Contrôle de l’espace public

03 Avr 2018
Big Data et données personnelles - Surveillance et contrôle des citoyens - Droit des nouvelles technologies

Big Data et données personnelles – Surveillance et contrôle des citoyens – Droit des nouvelles technologies

Data : exploitation de plusieurs bases de données

Après plusieurs expérimentations d’utilisation du Big Data aux fins d’optimisation des déplacements, d’analyse de l’empreinte énergétique, les politiques de sécurisation des espaces urbains ont également exploité le potentiel de ces nouvelles technologies, guidé par le rêve d’une anticipation des moyens à mettre en place voire des infractions commises.

Dans un contexte marqué par des attentats récurrents et une criminalité particulièrement violente dans certains lieux, la ville de Marseille a développé un outil d’analyse collectant de nombreuses données d’administrations publiques, et les croisant en temps réel avec celles des opérateurs de téléphonie, les transports publics, hôpitaux et réseaux sociaux.

Big data : La protection des citoyens par l’exploitation des données personnelles

Cofinancé par la ville, la région, le département et même le Fonds européen de Développement Economique et Régional, cet outil d’analyse visant à garantir la sécurité de la population se révelerait une aide à la prise de décision pour les services municipaux.

Inquiétant de nombreux citoyens craignant une nouvelle étape dans la généralisation de la société de surveillance, la CNIL a pointé les différents risques de ce type d’outils et préconise la libre consultation des algorithmes et logiciels constituant cet outil afin de concilier la protection de l’ordre public et celles des libertés publiques des citoyens.